
Il existe des projets qui naissent dans des bureaux, autour d’une stratégie. Et il y en a d’autres qui naissent dans le silence d’une vie bouleversée, là où la douleur rencontre l’espérance. MÈREVÉILLE est née ainsi.
On raconte souvent la maternité comme une évidence douce. Pourtant, pour beaucoup d’entre nous, devenir mère est une tempête. Pour moi, ce fut un séisme. Alors que j’étais en pleine ascension professionnelle, ma grossesse m’a clouée au lit pendant neuf mois. Entre la solitude, la maladie et l’incompréhension, j’ai traversé l’obscurité de la dépression et le point de rupture d’une tentative de suicide.
MÈREVÉILLE est le fruit de cette survie. C’est la réponse au silence qui entoure la santé mentale maternelle.
La maternité : une transformation, pas un sacrifice
Devenir mère, ce n’est pas seulement donner naissance à un enfant; c’est assister à la naissance d’une nouvelle version de soi-même.
Dans nos sociétés, on attend des femmes qu’elles soient des “super-héroïnes”, qu’elles portent tout sans fléchir. Mais derrière cette force de façade, il y a souvent une fatigue que personne ne veut voir. J’ai appris à mes dépens que s’oublier n’est pas aimer, et que se préserver n’est pas égoïste. La maternité agit comme un miroir. Elle révèle nos blessures et nos peurs les plus profondes. Il est temps de dire aux femmes qu’elles ont le droit d’être simplement humaines.
Briser le tabou de la santé mentale maternelle
La santé mentale des mères est un continent encore trop méconnu, particulièrement en Afrique. Trop de femmes vivent l’anxiété ou la dépression post-partum dans la honte, craignant qu’admettre leur souffrance ne remette en cause leur amour pour leur enfant. La vérité est pourtant simple, une mère peut aimer profondément son enfant et traverser, en même temps, une période de fragilité extrême. Parler de santé mentale ne diminue pas notre valeur, cela nous permet de guérir.
Chez MÈREVÉILLE, nous croyons qu’une femme qui parle guérit, et qu’une femme qui guérit change tout autour d’elle.
La foi : le point d’ancrage dans la tempête
Dans les moments où j’ai failli tout abandonner, la foi a été mon ancrage. Elle n’efface pas l’épreuve, mais elle donne une direction. Elle nous rappelle que derrière chaque mère, il y a une femme qui a le droit d’être simplement humaine. Pas une super-héroïne, juste elle-même, avec ses limites et sa lumière. Ma vision est simple : faire en sorte qu’aucune femme n’ait plus à dire “je vais bien” alors que son cœur crie à l’aide. Parce qu’au cœur de chaque femme se trouvent trois forces : la mère, la femme et la foi.